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photos : Chrystel Rostaing
Le Dispositif
Heddy Boubaker et Benjamin Maumus
Heddy Boubaker : saxophone alto et objets
Benjamin Maumus : captation, traitement du son et mise en espace
« L'idée première était d'inventer un nouvel instrument électro-acoustique à quatre mains en utilisant comme « briques de base » un saxophone, des micros, une console de mixage et plusieurs enceintes de diffusion... en parallèle l'« éclatement » spatial du saxophone ainsi que le travail en « macro » sur ses plus infimes particules sonores est quelque chose qui nous tenait à coeur dans ce projet et aussi sur lequel je réfléchis et expérimente depuis longtemps. En fait tout est parti de là à la base, de ces premières recherches maintenant gravées sur plastique... comment Benjamin et moi pourrions aller plus loin, pousser le concept, la réflexion, imaginer ensemble - avec toujours en tête un but de prestation scénique - sans refaire une énième performance avec l'instrumentiste et le sonorisateur utilisant la matière du premier ? Comment tout en travaillant ensemble sur la matière sonore et sa mise en espace performer librement comme un vrai duo d'improvisateurs avec ses interactions et sans cette certaine forme de hiérarchie existant entre le producteur de sons et son sonorisateur ou en tout cas en réfléchissant à l'utilisation du dispositif dans sa globalité, en s'efforçant d'« aplanir » la répartition des tâches, en imaginant des modes de jeu inédits, en bref comment jouer Le_Dispositif à quatre mains ? »
Heddy Boubaker - Labarthe-sur-Lèze, septembre 2006
« Autour de nous il y a cette espèce de grosse machinerie qui souffle, siffle, gronde, crache. Un réseau de tuyaux et de câbles qui vibrent et communiquent. Deux musiciens, une seule matière commune. Matière, textures, grain. Nous sculptons, improvisons, jouons avec autant de sons que peut produire cet étrange croisement entre un saxophone et quelques éléments électriques. « Dispositif = Ensemble d'éléments ordonnés en vue d'une certaine fin ». La faim, appétit gourmand pour les microphones et haut-parleurs. Ceux-ci visibles ou pas, mais pour sûr sonores. Curieux, ce sentiment de ne plus entendre ce que l'on croyait voir... D'ailleurs qu'y a t-il a voir ? Plus grand chose, tout ici est à écouter! Saisir le son au bond, celui qui vous file entre les doigts, puis cogne les murs, joue avec les corps et se glisse au creux de votre oreille. De la perception des mouvements naît alors une musique de flux et d'énergie. Un cycle: de l'air inhalé, puis au travers de l'instrument, et devenu électricité, et détourné, fragmenté, puis projeté par les surfaces vibrantes des haut-parleurs. Une boucle, des boucles, il semble que cette machine ne cesse de tournoyer autour de nous. »
Benjamin Maumus - Albi, décembre 2006
Des modes de jeux inédits, une re-découverte, un voyage rendu possible par l'éclatement spatial (« mise en espace ») du saxophone et le travail en « macro », au plus prés de l'instrument. Le saxophone est « instrumenté », de nombreux micros captent de manière très granulaire ses plus infimes sons tout au long, autour et au plus profond de l'instrument. Cette matière sonore est alors reprise par Benjamin qui effectue sa « mise-en-espace » ainsi que divers traitements de manière parcimonieuse (réverbération, compression, filtres ...), certaines cellules pouvant être aussi mémorisées et réinjectées par la suite... Ce travail sonore à quatre mains est enfin projeté à l'auditoire par quelques haut-parleurs l'entourant, l'immergeant de cette façon dans un monde sonore inouï.
Comment tout cela fonctionne-t-il ?

Des ressources complémentaires sur : Le_Dispositif
Lundi 11 au vendredi 15 février 2008, résidence de travail au GMEA, Albi.
Jeudi 3 avril 2008 au Pannonica, Nantes.
Samedi 29 mars 2008 dans le cadres des Journées électriques, Albi.
Vendredi 1 décembre 2006 dans le cadre du Festival Bêta Project, Asso Factory, Pau.

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