JOURNEES ELECTRIQUES

In absentia
G-B / 2003 / 20’ / Animation / VOSTF
Réalisation : Stephen QUAY, Timothy QUAY
Partition originale de Karlheinz Stockhausen

Seule, dans une pièce, une femme écrit une lettre, de façon répétitive, avec des bouts de mine de crayon. Par la fenêtre, la lumière changeante s'accorde à ses moindres émotions.

In Absentia fait partie d'une série de quatre films commandités par la BBC. Quatre collaborations entre cinéastes et musiciens, quatre conceptions originales et novatrices du rapport de la musique à l'image. Stockhausen, qui a composé la musique sur laquelle les frères Quay ont fait leur film, a déclaré en le voyant qu'il était comme un de ses rêves.
(Les autres films de la série ont été réalisés par Hal Hartley et Louis Andriessen, Nicolas Roeg et Adrian Utley de Portishead, Werner Herzog et John Tavener)

 

 

 

L’accordeur de tremblements de terre
(The Piano Tuner of Earthquakes)

G-B, All, Fr / 2006 / 1h39 / VOSTF
Réalisation : Stephen QUAY et
Timothy QUAY
Avec : Amira Casar, Gottfried John, Assumpta Serna, …

 

 

Emporté par une passion dévorante mais non partagée, le Dr Emmanuel Droz, neurologue méphistophélique et inventeur ayant découvert le secret de la résurrection, veut s'unir à jamais à la femme qu'il aime, la belle cantatrice Malvina van Stille. Afin de réaliser son dessein il la tue, l'enlève, puis la maintient dans un état de mort apparente. Droz engage l'accordeur de pianos Felisberto pour réviser ses instruments, (des automates actionnés par les marées qui gouvernent mystérieusement le rythme de la vie) dans sa propriété isolée sur les bords de l'océan, la Villa Azucena. Felisberto découvre peu à peu l'intention du docteur : mettre en scène un "opéra diabolique" qui enchaînera la destinée de Malvina. Il se jure secrètement de la sauver, mais se trouve en fait lui-même pris au piège dans l'univers pervers de Droz…

Images, sons, échos culturels : il s'agit bel et bien d'envoûtement. Epoustouflant !
Jean-Luc Douin (Le Monde)

Imaginez un cocktail improbable de Jules Verne, de Méliès, de littérature fantastique et de peinture romantique. Chaque plan, extrêmement élaboré, est une invitation au songe poétique. (...) l'univers des frères Quay est toujours aussi foisonnant.
Jacques Morice (Télérama)

L'Accordeur de tremblements de terre est une libre adaptation du roman d'Adolpho Bioy Casares, L'Invention de Morel, qui, selon les frères Quay, "associe au fantastique un élément de science-fiction dans un style on ne peut plus poétique". Pour ces derniers, le film est également proche du Château des Carpates de Jules Verne…
Les deux cinéastes ont par ailleurs puisé leur inspiration dans Locus Solus de Raymond Roussel, un ouvrage où l'on trouve d'étranges machines qui ressemblent à des ta bleaux vivants. Quant au nom de Droz, qui sonne comme un nom de science-fiction, il fait référence à Jacquet-Droz, un célèbre créateur d'automates du XVIIIème siècle.

 

 

 

 


 

 



 


   
 

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