JOURNEES ELECTRIQUES


photo : Yves Petit

Pendule
Concert d'objets aménagés par Man'hu et Jéranium
Compagnie Métalu à chahuter

 

L’oeil prend l’oreille par la main
l’oreille prend l’oeil dans ses bras
et les voilà partis en ballade
le long du temps qui sonne.

Ils y rencontrent des cascades de rondelles,
des roues qui se courent après,
des lames qui rebondissent,
des boules qui hésitent,
des spires qui s’essoufflent,
des pics-verts frétillants…

Un jeu d’objets aménagés qui invite,
en toute légèreté,
à une contemplation de la pesanteur,
comme pour rire.

 

note d'intention

« La technologie tend à faire disparaître, miniaturi-note d'intention « La technologie tend à faire disparaître, miniaturisation oblige, les mécanismes à échelle humaine : ceux que l’on peut toucher, observer, réparer, modifier… Les machines devenant minuscules et inouvrables, commerce oblige, il est désormais difficile de les comprendre et quasiment impossible d’y intervenir.

Nous "nageons" dans une sorte d’opacité technologique qui nous éloigne de l’observation directe, nous formate le raisonnement et finit par nous subordonner à son fonctionnement au lieu de s’adapter au notre. On achète, on jette et on rachète… Quelle place pour la curiosité sans qui l’esprit critique s’étiole ? »
Jéranium et Man’Hu

 

concert d’objets aménagés semi-automatique

Jéranium et Man’Hu actionnent avec parcimonie une mécanique faite de récupération et d’assemblage de matériaux divers. Mise en branle, celle-ci propage ses mouvements et multiplie les sons. La lumière et les ombres portées renforcent l’aspect spectaculaire du dispositif en marche où chaque intervention des manipulateurs est fonctionnelle, mesurée.

Ils sont juste déclencheurs et observateurs attentionnés de la résonance de leurs gestes. Ici, l’humain et la machine s’observent, dialoguent et tentent de s’entendre.


photo : Jéranium

 

à la croisée des machines sonores,
des sculptures musicales et des installations animées

Ce spectacle s’inscrit dans une recherche musicale et plastique axée sur l’organisation des sons et des mouvements engendrés par un système mécanique. Notre démarche est très empirique. Nous avançons pas à pas afin de nous laisser surprendre par la diversité des matières et leurs différentes propriétés techniques et sonores. Nos choix sont déterminés par les sons euxmêmes et la « qualité » des mécanismes qui les génèrent : lents ou rapides, longs ou brefs, violents ou
doux, réguliers ou aléatoires…

 

mécanique à ventre ouvert

Les deux musiciens expérimentent et jouent d’un dispositif ouvert, avec mécanismes à vue, et central. Cette mise en espace permet au spectateur de voir ce qu’il entend et d’entendre ce qu’il voit. Ainsi dévoilé, le comment du pourquoi déroute et « re-route » grâce au va et vient qui s’installe entre l’ouïe et la vue. Ce système d’aller-retour fait correspondre intuitivement sons et matières en mouvement. L’écoute chemine alors entre une perception globale et une attention focalisée sur chacun des éléments de l’ensemble.


photo : Gérard Nicollet

 

de multiples trajectoires sonores

Le trajet du son est d’autant plus lsible que les mécanismes sont simples. De leurs déclenchements mutuels, successifs ou simultanés ainsi que de leurs différents modes de fonctionnement naît une possible complexité, propre à être modelée. Travailler et aménager cette complexité afin que les sons deviennent musique et les lumières images, tel < sera le sens de Pendule, bercé par les ombres, entre bascule et équilibre.

 

 

Site internet Métalu à chahuter

 

 


 

 



 


   
 

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