SEMAINE DU SON

La position du preneur de son
Samedi 24 janvier à 16h30
Médiathèque Pierre-Amalric

 

Interprète : Christian Sebille
avec la complicité de Samuel Allain

Regards extérieurs :
Brigitte Lallier-Maisonneuve (version jeune public)
avec le soutien du Théâtre Athénor, Saint-Nazaire
et Stéphanie Aubin (version adulte)
avec le soutien du Manège de Reims, Scène nationale

 

Généalogie du projet

En résidence à Douala au Cameroun, accueilli par le Centre Culturel Français, Mme Nadia Derrar m’a demandé de penser à une forme de présentation de mon travail autour des «Villes imaginées» et des prises de sons que je  réalisais dans la ville.

Ne sachant trop comment faire, j’ai commencé à tenir un journal où figuraient mes impressions durant mes déplacements. La plupart du temps, j’y étais accompagné par Samuel, guide et ange gardien, qui m’a permis d’aller dans des endroits reculés où je n’aurais de moi-même jamais osé aller.

Notre amitié et notre complicité allant en grandissant, j’ai commencé à lui apprendre comment utiliser le matériel et réaliser les prises de sons. C’est ainsi que j’ai commencé à décrire les techniques et les manières dont j’abordais une situation sonore. Chacune d’elles était différente, et nos surprises mutuelles nous enrichissaient l’un et l’autre.

À la fin de mon séjour, je disposais de textes où je décrivais mes postures durant les enregistrements et les caractéristiques selon les mouvements du microphone ou mes propres déplacements. J’ai commencé à écouter les nombreuses heures de prise sonore, relever les caractéristiques des différentes situations en les sériant selon leur couleur, leur genre, leur matière. Je les ai ensuite agencées selon leurs similitudes ou leurs oppositions. Ce travail m’a fait prendre conscience de mon engagement au moment de la captation et par conséquent d’une analyse des différents modes de prise. Si je savais empiriquement que l’enregistrement était fondateur de ma structure de composition, je n’avais jamais à ce point analysé le rapport de la posture au moment de la captation et de sa détermination dans la composition.

Cela a donné lieu à une représentation au Centre Culturel Français de Douala. Les liens entre sons, les esquisses de transformation, les extractions rythmiques, les correspondances timbrales ont été l’objet d’une mise en résonance avec les textes lus. Une sorte de concert-conférence qui devint un spectacle à part entière, d’une forme différente où les invités se trouvaient dans le dispositif de diffusion avec moi.
Christian Sebille

 

La position du preneur de sons

Les spectateurs sont invités à s’asseoir dans un carré délimité par quatre haut-parleurs. À partir de ses notes de voyage, ses réflexions sur la captation sonore, Christian Sebille fait découvrir des villes. Puis, petit à petit, en les croisant, en les faisant se répondre, en transformant les sons, il invite à la découverte d’une autre ville, une ville imaginée. Alors, à chacun de choisir sa position selon sa prise d’espace et les méandres de sa déambulation.

 

 

biographie de l'artiste

 

 


 

 

   
 

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