Séquence vidéo / son
15h00
Les Moulins Albigeois, 41 rue Porta, Albi
Suite à un appel national lancé par
le bbb (Toulouse) à de jeunes artistes dont
le projet vidéo intègre de façon
significative et créatrice la dimension sonore
ou musicale des images, 7 propositions ont été
sélectionnées et diffusées
dans le cadre de la manifestation « Sonorités
», en juillet 2006 au bbb. Le GMEA, membre
du jury, a souhaité à son tour offrir
à ces jeunes artistes une occasion de faire
découvrir leurs travaux, qui chacun à
sa façon, interroge une manière de
créer une relation entre le son et l’image.
#2 de Matthieu Choux (Toulouse)
Copy of igloo copy III de Marie Frier
(Valence)
Silence de Quentin Jouret (Toulouse)
Merle de Magalie Leroy, création sonore de
Rémi Lesclauze (Séméac)
Standard de Nicolas Maigret (Besançon)
Gymnase de Lionel Peneau (Rezé)
Manifestement de Marianne Plo et Violaine
Sallenave (Lassie)
En partenariat avec le bbb,
Centre régional d’initiatives art contemporain
et Cimaise et Portique, centre départemental
d’art contemporain.
#2
de Matthieu Choux
Matthieu Choux est né en 1978 à Dijon.
Après avoir exercé quelques années
la profession d'infirmier, il reprend ses études
à vingt-quatre ans, pour intégrer
l'Ecole Supérieure d'Audiovisuel, à
Toulouse, en 2003. Son engouement pour le son l'a
conduit depuis au Conservatoire de cette même
ville, où il suit actuellement un cursus
de composition électroacoustique.
#2 (numéro deux) est un court-métrage
musical non narratif, seconde étude entreprise
par son auteur en perspective de réalisations
se situant entre musique, cinéma et scénographie.
Reflet d’une vision angoissée d’un
univers postindustriel et violent, l'installation
d'une tension sourde et tenace est la caractéristique
première de cette pièce.
Copy of Igloo Copy III
de Marie Frier, 2006, Valence
vidéo 10'35
Réalisation image et audio : Marie Frier
L’obsession d'un opéra
Italien, le souvenir du "Pavillon Philips",
le désir de changer d'échelle et de
rapport à l'autre, les voyages répétés
nourriciers dans les pays de l’Est... sont
à l'origine de cette vidéo ayant pour
parti pris l'image ubuesque. D'abord projetée
dans un habitacle en forme d'igloo, cette réalisation
sonne comme une évocation onirique personnelle
(plus qu'un reflet fidèle) par le biais d'un
univers de volatiles, de soucoupes, de paysages
graphiquement modifiés, de nappes languissantes.
Marie Frier naît en 1981 à Crest, France.
Plasticienne, vidéaste.
Pratique instrumentale depuis 1992.
Intègre les Beaux-arts (2000/05) après
une année d'études d'histoire de l'art.
Commence un travail axé principalement sur
le dessin et le son. Tous deux passent par la machine
ordinateur afin d'être "bricolés"
voire même déstructurés. Cela
aboutit à une forme de vidéos d'animations,
d'installations... dépendantes de lieux de
monstration où se joue la notion d'espace
ouvert ou fermé. Tire ses sujets des objets
du quotidien aux voyages pour les fuir, évoque
un monde animalier mais aussi les pieds, t'enfance
et son univers ludique, par le biais du comique
et de l'absurde.
Voyages d'études à Istanbul (Turquie,
02), Odessa (Ukraine, 03), Riga (Lettonie, 05).
En 2003, membre d'un workshop/ exposition de Bojan
Sarcevic.
En 2004, participe à ta réalisation
d'un court-métrage collectif sous ta direction
de William Kentridqe à l'école La
Poudrière.
A fait partie de différents ateliers de recherches
et de créations consacrés au son à
VERBA dirigés par Frédéric
Galiano, Gérard Torrès, Jérôme
Nottinger, Jérôme Poret, Jean-Jacques
Palix…
En 2005, diplômée des Beaux-arts de
Valence (DNSEP art).
Collabore au montage et à ta médiation
d'expositions d'art contemporain (Luis Bisbe, Michel
Duport, Bernhard Rüdiger, collection FRAC)
En 2006, participe à divers projets vidéos
et sons, notamment avec le Grand Chahut collectif.
Diffuse ses réalisations par te biais de
festivals vidéos et sons, d'expositions
Travaille actuellement à une approche expérimentale
de pratique de l'accordéon amplifié.
Pour en savoir plus : http://mariefrier.free.fr
Silence
de Quentin Jouret
Le travail de Quentin Jouret se situe tant bien
que mal sur les seuils. Les seuils ? Espace étroit
où les choses s'affrontent, où les
identités se font et se défont. Ainsi
la ligne, le dessin, aussi bien que l'écriture
seront ses outils privilégiés dans
cette mise à mal des catégories et
des évidences.
Quentin Jouret vit et travaille à Toulouse.
"Quand parler de la musique ? Dans le silence
bien sûr. Se taire, voilà le véritable
commencement de toute musique. Se taire"
Merle
2005 - 01:04min.
Un film réalisé par Magalie Leroy.
Sur une bande sonore de Rémi Lesclauze.
Dans cette vidéo, Merle, l’image est
épurée, seuls subsistent les contours
noirs sur fond blanc, de manière à
mettre en évidence la légèreté
avec laquelle se déplace l’oiseau.
On voit le moindre de ses mouvements, sa respiration
est rapide. Le pain est une proie facile pour l’oiseau,
mais il règne un climat d’urgence.
L’oiseau effectue une multitude de va et viens
furtifs afin de détacher une miette de pain
qu’il picore plus loin, il est craintif et
le cri des corbeaux est d’autant plus menaçant.
Manger est un acte vital, il prend ce dont il a
besoin et repart.
La bande son renforce tous les mouvements, et crée
une atmosphère calme et menaçante
à la fois. Des battements créent une
rythmique d’attente, une tension légère
se dégage, on attend le rebond comme on attend
de voir ce que va faire l’oiseau.
Magalie Leroy
Formation à l’ESI de Poitiers et à
l’ESACT de Tarbes.
1999 : BT en Arts Appliqués.
2003 : DNAP option Art, obtenu avec mention. (ESACT)
2006 : DNSEP option Art, obtenu avec félicitations.
(ESACT)
C’est au travers de souvenirs et de sensations
de l’enfance, tels que le plaisir, l’angoisse,
l’attirance ou le dégoût, que
se construit mon travail. Mes réalisations
fonctionnent comme des parasites puisant les substances
qui leur sont nécessaires dans les réminiscences
de l’enfance.
J’utilise plusieurs médiums comme l’animation,
la vidéo, le dessin, le son. Je crée
des installations où se mêlent tous
ces éléments pour inviter le spectateur
dans un endroit douillet, qui peut être hostile.
En principe l’intérieur est synonyme
de confort, c’est un cocon qui nous protège
de toutes sortes d’agressions extérieures.
A venir :
Du 5 au 9 mars 2007 : Exposition collective
dans le cadre du festival “le printemps des
puppets” à la Chapelle du Crous de
Bordeaux. (Sculptures).
Du 15 au 25 Mars 2007 : “Géant”
: exposition collective à Therdeghem dans
les Flandres. Installation (sculpture et vidéo).
Standard
de Nicolas MAIGRET, 2006, Besançon
vidéo / installation
La compression des données
numériques tend vers une simplification,
une réduction et une standardisation des
contenus. Poussée à l’extrême
elle
recrée un langage visuel et sonore qui lui
est propre. Comme avec le monochrome où la
couleur pure est mise à nu, ici la compression
comme forme autonome est
mise à nu et révèle ses qualités
intrinsèques. Nicolas Maigret utilise ce
processus à la fois comme signe de notre
temps et comme un potentiel
esthétique unique.
Nicolas Maigret diffuse principalement
son travail à travers le son et la vidéo,
en s’intéressant notamment aux liens
qui unissent ces deux médias.
Après avoir terminé ses études
aux Beaux Arts de Besançon, il développe
son
travail à travers différentes pratiques
comme l’installation, la composition, le son,
la vidéo, la radio ou le multimédia,
ainsi qu’à travers des collaborations
avec les domaines de la danse, de la performance,
du théâtre ou du graphisme.
Nicolas Maigret expérimente
les techniques de notre époque et leur capacité
à autogénérer des formes esthétiques,
des langages sonores ou visuels et des
comportements spécifiques. Chacune de ses
pièces est à la fois un
micro-laboratoire et un point de vue sur l’outil
technologique et son
influence sur notre manière de penser et
de créer.
Partant du principe que toute création
sollicite un outil et est influencée
par cet outil, Nicolas Maigret nous présente
des situations où l’outil
technologique parvient à générer
ses propres formes. Les formes générées
deviennent alors une expression des caractéristiques
structurelles,
formelles et fonctionnelles de cet outil, et dans
un sens l’expression de
l’époque qui en a l’usage.
Pour en savoir plus : http://peripheriques.free.fr
Gymnase
Réalisation : Lionel Péneau, plasticien
Ce sont les thèmes du langage
et de l’enfermement qui sont abordés
dans cette vidéo. Un personnage se déplace
indifféremment d’un dictaphone à
l’autre (lesquels diffusent des vocalisations,
des borborygmes, des imitations d’animaux),
pour en augmenter ou diminuer les volumes sonores,
afin de donner l’idée de dialogue,
de communication entre eux. La voix n’est
rien d’autre que le corps ; l’enfermement
exprimé ici est donc celui du corps à
l’intérieur de son enveloppe corporelle.
Lionel Peneau est né en 1982
à Nuremberg. Il vit à Nantes
Au carrefour de différentes pratiques, notamment
vidéos, dessins, performances, le travail
de Lionel Péneau interroge l’enfermement
et le langage. Sa recherche relève d’un
art perceptuel où la compréhension
naît d’une expérience vécue
et sensible. Dans des dispositifs simples, il recycle
son univers personnel, où les détails
dérisoires du quotidien, grossis, accumulés,
prennent une autre consistance. Il s’attache
à révéler toute la métaphysique
qu’il peut y avoir dans certains actes banals.
Manifestement de Marianne
PLO et Violaine SALLENAVE (Lassie)
Lassie est un duo de deux plasticiennes diplômées
des Beaux-Arts de Toulouse. Nous avons créé
ce projet en 2005, suite à l'envie d'explorer
le spectacle comme champ d'expression global.
Ainsi, nous élaborons un espace scénique
ou nous fabriquons tous les outils de notre starification,
musique, texte de chansons, chorégraphie,
costumes, vidéos et clips...
LASSIE est une démonstration de liberté
artistique, où nous nous détachons
d'une justification par le sens pour arriver à
une cohérence clownesque.
Notre proposition effectuée avec le plus
grand sérieux met en évidence l'aspect
grotesque de la prestation, un glamour inachevé
qui conduit à une bataille pathétique
pour accéder à la tragédie
professionnelle.
"Il n'y a pas de sens manifestement..."
est une chanson étendard qui appuie notre
position d'artiste. C'est une proclamation active
et virulente de "JE NE SAIS PAS CE QUE JE FAIS",
une position tenable dans un monde où l'ordre
et le sens donné par les artistes est totalement
fortuit.
Le moteur de LASSIE est une donnée simple
et désuette, la recherche du plaisir dans
le faire et dans la vanité de la monstration.
LASSIE affine une identité sonore, parfois
abstraite par ses rythmiques confuses et ses textes
burlesques et sombres.
COMPUTING, VARIETE, DEMUSELEE..."
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